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Le récit de l'aube des seigneurs (le chap 4...)
| Auteur |
Titre : Le récit de l'aube des seigneurs (le chap 4...) | | 2007-03-06 14:41:47 |
    | zorga salut les dodécameoniens

Sexe : Homme
Status : OfflineConfig :
Rang : Paladin
Envois :546
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Les Chroniques du Dodecamon
Annales
1er Tome
La Nouvelle aube de la cité Del Crau
Par Danish Lodbrog
Prieur de Scwarxvothan
Prolegomen
L’édification spirituelle des âmes et des cœurs est l’une des missions de mon sacerdoce. C’est à cette fin que j’ai décidé de relater les évènements qui sont survenus en la cité Del Crau et auxquels, grâce en soit rendue à Scwarxvothan, j’ai pu participer.
Dans ce récit, j’aurai à cœur de montrer comment la rectitude, la détermination et la poursuite permanente de l’équilibre, peuvent anéantir les efforts du chaos.
Nous verrons aussi comment l’union sacrée des Races et des Nations peut relever les remparts effondrés, et faire à nouveau flotter, à la cime des tours, la haute bannière de l’espoir.
Mon, récit n’engage que moi et ne peut relater que les évènements dans lesquels je fus impliqué et tels que je les ai compris. Tout ne fut pas élucidé. Ainsi ce récit ne peut être exhaustif.
Acte 1 : De la poussière, tu feras une pierre…
Au terme de missions accomplies dans la Nation Drakenland, mon ordre me fit savoir que je devais me rendre en terre hobignole, à la Cité Del Crau, où des efforts étaient en cours pour relever ce que le chaos avait balayé 15 années plus tôt.
Dans les vestiges en reconstruction, il s’agissait de reforger l’alliance entre les races, de les unir à nouveau contre le Chaos et ses méfaits. Pour cela, il était nécessaire qu’une dynastie nouvelle s’installe sur le trône de la Cité et que le Dodécamon se dote d’un nouvel empereur accepté par tous.
Je me présentai dès mon arrivée au Grand Alchimiste Zorga, qui avait requis la présence d’un Prieur de qualité pour assumer la lourde et délicate tâche de Repurgateur. A sa demande, je fis allégeance immédiate à la Princesse Déborah, frêle espoir de la Cité, et dernière descendante de la dynastie Del Crau.
Ma première tâche fut de relever le TRIC, le Temple du Rassemblement Inter-Cultuel. Tandis que je m’affairais à cette première tâche, dans la poussière et les gravats, les délégations se présentèrent les unes après les autres en la cité.
Les hobignols, dirigés par l’austère Baron Jean d’Heskaryn et accompagnés de quelques Seigneurs Elfes, s’installèrent non loin de moi. Je luttai contre mon atavique méfiance Draken vis-à-vis des oreilles pointues et la suite me montra que cet effort était mérité.
Une troupe naine, menée par leur Roi, s’installa loin de la Cité. Ils étaient accompagnés d’un personnage clé, désigné sous le nom de Grand Administré, chargé d’apporter le soutien de son expérience et de ses savoirs à l’effort de réunification.
Une délégation Sardaignole s’installa dans la cité, menés par le Seigneur Ponfir.
Arriva d’Angloisie une étrange et inquiétante délégation, des Koraks, vêtus de noir et précédés par leur réputation de redoutables guerriers. Une Haute Prêtresse, qu’ils protégeaient farouchement, les accompagnait.
Enfin une petite troupe de Scottish, menés par l’impulsif Mac Fire, prit ses quartiers sur le plateau au-dessus de la Cité.
La rare population locale se renforça également de baladins et de jongleurs, au plus grand plaisir des patrons des deux auberges du lieu.
Je considérai, dans le respect de l’enseignement du Codex AFNOR, auquel je fus formé jeune et dont je recommande l’étude à tout Novice, de conduire mon action avec prudence et détermination. Je suivis donc les deux préceptes d’action fondamentaux qui garantissent de ne pas ajouter le chaos au Chaos :
Ecouter, Analyser, Agir.
Agir d’abord petit, puis de plus en plus grand, mais toujours agir.
Car, qu’on se le dise, précipitation et inaction sont les deux piliers inverses du Chaos.
Le Tric fut bientôt prêt. Le premier culte à le rejoindre fut le culte du Cochon, culte sympathique mais aux rituels assez abscons. Puis les Koraks y déposèrent l’effigie de Seltina, lors d’une cérémonie dont je reconnus la grande qualité. Cette qualité rituelle m’orienta favorablement envers eux.
Un aubergiste local m’annonça à plusieurs reprises qu’il déposerait les objets rituels du Culte de la Coquille…Ils vinrent finalement bien tard, et cette inconstance éveilla mon mépris et ma méfiance…
Enfin, le Seigneur Ponfir évoqua avec moi le culte de St Saturnin. Ce Seigneur, s’il était fort causant, n’était pas pieux, ce qu’il me confessa. Pourtant jusqu’au bout, je gardai l’espoir de voir St Saturnin rejoindre le Tric.
Le Tric était opérationnel, l’encens brûlait, les cierges étaient allumés. Autour de Scwarksvothan, se tenaient maintenant plusieurs Dieux.
Ayant constaté que nombre de parchemins circulaient, je me renseignais sur la Bibliothèque. L’on m’apprit sa totale destruction lors de l’anéantissement de la cité. Je résolus donc de m’atteler à sa reconstitution, car une cité sa ns bibliothèque est un homme sans tête. Cette décision m’amena à multiplier les contacts avec chaque délégation, leur proposant également de fonder un groupe inter-racial de décryptage. Je fus satisfait d’obtenir l’accord de six Connaisseurs, mais je confesse avec humilité que je n’ai jamais pu amener ce groupe à se réunir, les évènements s’enclenchant et me mobilisant sur d’autres tâches. Après coup, cet échec me parait fort dommageable, car nous aurions gagné un temps précieux et notre victoire aurait été plus nette.
Je pris une autre résolution. Le Tric était d’un accès difficile, loin de la Grand-Place. Pourtant, le raffermissement de la Foi passe par l’observation fréquente des rituels. Ainsi, à fin d’édification, j’installais une chapelle extérieure, plus en vue. Celle-ci fut sanctifiée par la Grande Procession que nous mîmes sur pied avec les dignitaires des autres Ordres. Cette procession fut décisive : elle montra à tous que l’entente était possible, et que l’ordre et la paix régnait entre les Races et les Cultes.
Il me fallut enfin assurer les sonnailles à heures fixes. Je suppléai une première fois au Prêtre du Cochon, que je soupçonnais d’avoir fait quelques excès la veille. J’eus par contre le plaisir ultérieur de le voir sonner lui-même le lendemain, ce qui prouve la valeur de la pédagogie par l’exemple.
Pendant tout ce temps, d’obscures manigances se tramaient et les chaînes du Destin cliquetaient.
Acte 2 : Ne laisse jamais une fissure s’agrandir.
Sans que rien ne se décrète, un groupe de Hauts Conseillers se forma progressivement autour de la Princesse Déborah.
Son premier soutien était un jeune Capitaine de la Milice, Montlaur, vaillant sans aucun doute, et vigilant quant à la sécurité de la Princesse. Mais la milice était anémique, car les fonds manquaient. Je résolus d’étayer, autant que je le pouvais, par ma présence, cette sécurité.
Le Grand Administré nous apporta son aide et ses précieux conseils. Je lui accordais progressivement ma confiance, bien plus vite d’ailleurs qu’au Seigneur Elfe qui dut jouer des coudes pour se faire admettre dans ce Conseil.
Les nains posaient problème. Une rumeur d’attaque naine traversait la Cité, sans que je pus en comprendre les motifs.
Nous apprîmes que les Nains s’étaient retournés contre leur Roi. Ces évènements étaient fâcheux. Le Grand Administré oeuvra et quelques heures plus tard, la troupe naine était au Palais, face au Grand Conseil, pour s’expliquer.
Le Roi nain, amoureux, avait résolut d’épouser la Princesse, au grand dam de son peuple choqué par cette union contre-nature. Les siens s’étaient retournés contre lui. Très en colère face à cette trahison, il dut se soumettre à un test de dépistage du poison et de vérité que les Elfes et moi-même réalisèrent. Mais les nains sont têtus : un seul nain lui renouvela son allégeance. Dans un silence lourd, il condamna à mort les autres. Ils furent d’abord engeôlés. L’évènement était grave, car nous perdions ainsi un rempart solide contre les créatures chaotiques errant au dehors…Je résolus de tirer cette affaire au clair, mais le temps me manqua d’abord, car il me fallait organiser sans tarder le GRAND TOURNOI qui désignerait le futur époux de la Princesse.
Mais une première fissure était là et d’autres allaient bientôt suivre.
Je rassemblai le nom de tous les prétendants. Chaque délégation en présentait. Même le patelin Ponfir de Sardaignole inscrivit son nom.
Depuis le matin, la Princesse recevait beaucoup. Je notai dans un coin de mon esprit que Mc Fire semblait lui plaire.
Nous décidâmes avec la Princesse de donner une chance à ceux qui n’avaient ni fortune ni naissance. Un Bas Tournoi fut mis au point. Le gagnant pourrait entrer en lice pour le Haut Tournoi. L’accord de la Princesse me rendit heureux de la servir.
Elle fut étonnée, peut-être un peu vexée, que je ne m’inscrivisse pas moi-même au tournoi. Je dois confesser ici que cette Princesse éveillait pourtant en moi des énergies bien connues. Toutefois, le Repurgatore, pour remplir sa mission ne pouvait être dedans s’il voulait être au-dessus ( je ne parle pas de la Princesse, mais des intrigues )
Le tournoi débuta sur la Grand-Place. En tant que Drakenlander, je dois dire que je fus impressionné par la qualité et la virilité des combats. Dans le bas tournoi, s’illustra un Koraks se battant avec deux lames :Serres Fatales. Il gagna le droit de participer au Haut Tournoi.
Celui-ci débuta…Ponfir le bavard Sardaignole, se fit représenter par l’un de ses hommes liges et les combats reprirent, terribles. Le Baron d’heskaryn, carapaçonné, fut impressionnant. Le chef des Koraks, malgré ses dagues, fut vaincu. L’impétueux Mc Fire subit lui-même le poids de la défaite. Serres Fatales subit aussi la défaite mais c’est lui une fois de plus que les Dieux favorisèrent en le repêchant en demi-finale. Et sa valeur fit le reste, puisqu’il se retrouva en finale face au Baron d’Heskaryn. A ce stade du tournoi, j’avais compris la volonté divine. Serres Fatales était l’appui des Dieux.
La finale fut dantesque. Gravement atteint, Serres fatales en sortit vainqueur.
Et là, tout bascula ! La Princesse clama qu’elle ne pouvait épouser Serres Fatales malgré sa victoire puisqu’elle aimait Mac Fire ! Ainsi, devant tous, elle montrait son inconstance et trahissait ses engagements ! Elle humiliait les Koraks en public ! Et Mac Fire pavanait…
Les Koraks allaient réagir d’une façon terrible, j’en étais sûr. Quant à moi la trahison de la Princesse m’était insupportable. Je pris alors la parole, terrible, et je rompis publiquement mon allégeance à cette sournoise.
Puis je quittai la Grand-Place, dans un lourd silence.
La fissure était devenue une fracture ! La renaissance de Del Crau était en péril. La guerre était aux portes.
Acte 3 : La colère tue l’esprit, la méditation tue la colère…
Je me retirai au Tric pour méditer. Mon calme intérieur revenu, je fis l’hypothèse qu’un charme opérait. Je résolus d’en parler au Seigneur Elfe. Il était parvenu à la même conclusion. Nous entreprîmes alors chacun de notre côté de trouver la manière de briser l’envoûtement.
Le Grand Alchimiste vendait chèrement des potions de désenvoûtement. Désargenté, il me fallait trouver les moyens de payer. Je m’assurai l’appui du Capitaine Montlaur qui avait accès au Trésor de la Cité et que les inscriptions au tournoi avaient rempli. Je fis brûler de l’encens sacré, car si mes fins étaient purs, le moyen, un larçin, était contestable eu égard à mes vœux. Aucun, signe divin ne me déconseilla cette action. Et en effet, il en sortit un grand bien.
Avec la somme, je pus acquérir 2 doses de potion. Le roi nain et le Seigneur Elfe arrivèrent de concert pour acquérir eux aussi une telle potion. Pour cela, le Roi Nain avait fait un emprunt à un taux léonin à un commerçant de la cité. Je dois confesser ma grande satisfaction qu’un Drakenlander ait pu agir plus vite, en cette circonstance, qu’une alliance elfico-naine et que le nain y ait laissé une partie de son bien. Mais ceci est une pensée impure…
J’offris une première dose au Roi Nain, car nous suspections que lui-même était sous l’effet d’un charme, cause des tensions dans son clan. Effectivement, après avoir bu la potion, il ne sentit plus aucune attirance pour la Princesse. Cela innocenta par le même coup les nains accusés de l’avoir trahi, puisqu’au contraire, ils avaient voulu le protéger. Le clan nain était de nouveau uni.
Je confiai la dernière dose au Seigneur Elfe, lui laissant le soin de l’administrer à la Princesse. Outre que j’étais en disgrâce auprès de la Princesse, c’était là aussi le moyen de tester la probité de l’Elfe.
Quelques temps après, la Princesse ayant bu la potion, elle redevint elle-même…Elle eut la grandeur de venir me présenter ses excuses et je l’assurai à nouveau de mon plein concours et de mon allégeance. Elle tint toutefois à me reprocher mon inaction pour la sortir de là car elle ignorait à ce moment que la potion venait de moi. Mon humilité m’interdisait par ailleurs d’en faire état moi-même et je baissai la tête. Alors, le Seigneur Elfe lui expliqua ce qui s’était passé et m’accorda le bénéfice de l’action. Il gagna à cet instant ma totale confiance et mon estime la plus haute.
La crise était en passe d’être réglée… C’était compter sans Mc Fire, qui débouté dans ses espoirs, quitta la Cité en nous invectivant et en nous promettant Milles Morts. Il en appela même aux forces du Chaos !
Toutefois, les derniers évènements avaient permis aux sincères défenseurs du Droit de se reconnaître et de se souder : Nains, Elfes et Hobignoles et koraks s’allièrent pour lancer une expédition contre le clan Scottish et se saisir de la personne de l’ignoble Mac Fire, qui n’avait pas hésité à droguer la Princesse.
Acte 4 : Réjouis toi de tes difficultés d’aujourd’hui. Celles de demain pourraient être pires !
L’expédition partit, non sans dégarnir de façon inquiétante la Cité. Je restais donc sur place avec quelques combattants pour parer à toute éventualité. Un point me taraudait toutefois : J’avais appris que Mac Fire détenait un parchemin lui accordant la propriété de la Cité Del Crau. Puisqu’il pouvait faire valoir ses droits par ce parchemin, pourquoi alors droguer la Princesse ?
Mc Fire fut capturé sans ménagement, et amené devant moi au Tric. Alors que l’on hurlait au châtiment, j’annonçais qu’un tribunal se réunirait et qu’il aurait droit à une défense. Je ne reçus qu’invective de sa part, mais qu’importe…On ne rebâtit pas un royaume sain sur de l’arbitraire !
Je me rends compte que j’ai passé sous silence un évènement important. Cette omission ne peut être le fait que de ma modestie. La crise avec les nains et les revirements de la Princesse avaient créé une situation de discrédit vis-à-vis d’elle. Elfes et Nains, soutenus par le Grand Administré, lui demandèrent de me confier momentanément la Régence de la Cité. Sentant qu’un refus de ma part mettrait en péril les alliances naissantes, j’acceptais cette charge, pour peu que la Princesse y consentit.
Ce fut le cas. C’est donc en régent de la Cité Del Crau que je continuais mon ouvrage, tout en restant le respecté Repurgatore. J’avais donc en main le pouvoir séculier et le pouvoir régulier Del Crau…Tant de pouvoir sur mes épaules était une charge qui me terrifiait. Saurais-je prendre les bonnes décisions ? Je souhaitais à cet instant que Scwarxvothan me vienne en aide…
Serres Fatales allait donc épouser la Princesse Déborah. La menace d’une rupture avec les Koraks était éteinte. Mais il fallait agir vite… J’allais voir les promis pour mettre au point les modalités du mariage.
Dans le même temps, il se passait des évènements obscurs du côté des mages profanes : un puissant objet magique avait pénétré les murs de la Cité. Le Grand administré et le Seigneur Elfe étaient impliqués dans cette affaire. Ils m’informèrent de la nécessité de détruire l’objet si menaçant…Tous en avaient peur. Je ne puis révéler ici à qui la garde en fut confiée…mais ce gardien avait ma confiance. Le Grand Administré se proposa pour opérer la destruction. Il fallait soit agir vite, soit agir sagement…Le Seigneur Elfe pesa du côté de la sagesse et me convainquit une fois de plus de sa valeur…Par contre, l’attitude du Grand Administré me causait des inquiétudes… Je le sentais fort intriguant sur cette affaire. Cet objet ne pourrait-il le tenter ? et si plutôt que le détruire, il s’emparait de sa puissance ?
C’est dans cette inquiétude qu’il me fallut assurer les préparatifs du mariage princier.
Pour couronner le tout, un orque se mit à rôder et finit par pénétrer dans la Cité ou il fut rapidement réduit en charpie.
Mais la nuit était là, et beaucoup de menaces planaient à nouveau…Devais-je maintenir le mariage à ce moment ?
Acte 5 : Quand le chaos t’entoure, soit l’île de lumière qui guide les hommes…
Je sentais vaciller tout le travail accompli… Les orques entouraient la cité, les patrouilles en avaient repéré plusieurs… Mac Fire, de sa prison, vociférait des menaces, un obscur objet menaçait les protections de la Cité et le Grand Administré poursuivait peut-être des fins inavouables…
Après avoir médité et demandé conseil à Scwarxvothan, je résolus de maintenir le mariage et de tenter d’en faire un moment de liesse et de ferveur, espérant que cela raffermirait le courage de tous…Et puis il me plaisait de savoir que la sécurité de la Princesse serait cette nuit assurée par le redoutable Serres Fatales et tout le clan des Koraks.
Candélabres, cierges et lumignons étoilèrent les murs de pierre. Un autel fut dressé. Je préparai l’écharpe d’union ainsi que l’huile d’onction. Je m’assurai du concours elfique pour qu’une mélopée suave accompagne les rites. J’avais en effet tenté d’avoir le soutien d’un baladin local joueur de flûte, mais l’animal était trop gourmand…
Par Scwarxvothan, on peut dire que j’ai fait tout ce que j’ai pu pour que ce mariage se fasse dans la liesse…Hélas, l’ambiance était lourde de menaces et les tensions étaient palpables… Un Sardaignole cochonophile alla jusqu’à craquer étrangement sur son banc et ses compagnons eurent du mal à le calmer… Néanmoins le mariage alla à son terme, chose sur laquelle je ne misais guère…J’avais d’ailleurs garder mon épée fort prêt de l’autel. Il n’y eut que quelques maigres hourras…Les mariés se retirèrent au Palais.
Et l’attaque commença…
Les orques avaient des engins de jet et depuis les collines alentour, ils nous arrosaient de projectiles…Ils lançaient des escarmouches aux portes et hurlaient dans la nuit… Une Dame Elfe ne pouvait rentrer à son logis… Alors je vis le travail accompli porter ses fruits : Elfes, Nains, miliciens, Hobignoles et Koraks s’unirent pour le combat. Des patrouilles de nettoyage furent envoyées, tandis que je restais en ville rafermissant le moral des factionnaires aux portes…
Je participai à une escarmouche, tuant un orque et aidant à neutraliser un elfe devenu Berseke. Tout cela dura une bonne partie de la nuit…
Les choses se calmèrent progressivement…
On m’amène alors une étrange créature qui semble inspirer la terreur même aux plus puissants de nos défenseurs. Cheveux hirsutes, regard perdu, vêtu seulement d’un pagne, il n’a pas de mains mais des pattes d’ours. Il demande à me voir seul à seul. On me recommande la prudence et on lui lie les mains dans le dos. Je ne peux confier ici ce qu’il m’a dit…Je le fais nourrir, l’autorise à repartir libre et l’invite à revenir demain matin…
Quelle surprenante créature…Quel a pu être son destin ? Est-il une menace ou un agent d’équilibre ? Je prierai pour lui ce soir…
Je me retire au Tric
Tant de choses à faire demain encore …
Détruire cette chose à la magie maléfique
Juger Mac Fire
Elire le nouvel empereur
Et puis il y a aussi le Sardaignole qui souhaite que sa Nation intègre le Dodécamon et puis tous ses parchemins à continuer à rassembler et à traduire et puis les cloches à sonner et puis St Saturnin à trouver…Rrrron Zzzzz…
Acte 6 : Dis ce que tu vas faire et fais ce que tu as dis…ou approche toi le plus possible de cet idéal…
Scwarxvothan a coutume de m’envoyer des signes. A 8h30, Danish Lodbrog, repurgatore et régent de la Cité Del Crau se réveille. Il allume l’encens sacré, et descend à l’auberge…Il se rend alors au point d’ablution et là paf ! Il s’assomme à moitié en oubliant de se baisser en passant sous le chambranle de pierre de la porte… Ce message était clair, je ne l’ai compris que plus tard…Aussi grand sois-tu, baisser la tête est une saine attitude…Ne laisse pas l’orgueil guider tes choix…
A 10h00 précises, la sonnaille rituelle est assurée par le culte du Cochon…Alleluiah !
A 10h30, je convoque la première assemblée expliquant le programme de la matinée. Nous allons commencer par la destruction de l’objet magique malfaisant. J’ai décidé que cela se ferait hors de l’enceinte de la cité pour de nombreuses raisons. Mais la première des raisons est la nécessité de voir apparaître les véritables intentions des uns et des autres : trop d’intrigues pourrissent encore la Cité : En tant que Drakenlander, je sais que quand c’est trop compliqué, quelques bons coups de lames permettent d’y voir plus clair… je me sacrifierais s’il le faut…
Mais les choses ne se passent pas ainsi…Le Seigneur Elfe surveille étroitement le Grand Administré qui a perdu aussi ma confiance…Il se passe quelque chose. Le Grand Administré brandit un objet, l’Elfe se recule et lui ordonne de le poser. J’ordonne aux nains de se saisir de lui…
Conciliabule avec le Seigneur Elfe. Le Grand Administré est dessaisi de son sac. Je l’accuse de trahison et ordonne qu’on l’engeôle, malgré ses récriminations.
Dans le même temps, j’ordonne que l’on amène Mc Fire. Tous sont là sur la Grand Place, c’est le moment de le juger. J’appelle le Haut Conseil : La Princesse, son époux, le Roi Nain, le Seigneur Elfe, le Sardaignole Ponfir et le Baron d’Heskaryn. L’accusation est simple ; il a fait boire à la Princesse un elixir d’amour pour s’approprier le trône de la Cité. Le clan de Mc Fire manifeste bruyamment son soutien à son chef.
Je donne la parole à tous les membres du Conseil… Aucun ne peut prouver que c’est lui qui a drogué la Princesse. Je prends alors la parole et le questionne sur le parchemin de possession de la cité : mon raisonnement est simple : s’il peut le produire, il n’avait pas de mobile pour droguer la Princesse. Il le sort de sa poche et me le tend…Je l’étudie un instant. Le document est authentique.
Alors, en tant que Régent et Repurgatore de la Cité Del Crau, j’ordonne la libération immédiate de Mac Fire sous les acclamations de son clan…
Puis je reçois de Ponfir la demande d’adhésion du peuple sardaignole au Dodécamon. En cadeau, il offre à la Princesse une arme étrange,bruyante et fumeuse inconnue en Drakenland. Je valide cette demande… C’est l’Empereur qui se prononcera quand il sera élu.
Mais de nouveau, les évènements se précipitent…Le Grand Administré s’est évadé de sa prison… Je m’y rends, accompagné de plusieurs membres du Haut Conseil…Il a laissé des signes sur les murs et des objets sur une chaise…Il faut savoir ce que c’est…C’est à moi de courir ce risque. Priant Scwarxvothan, je détaille les objets et approche ma main. Tous ont les yeux braqués sur les objets. A ce moment précis, on entend « Verrouillage ! » Le Mage, qui était resté invisible jusque là, vient de sortir par la porte restée grande ouverte, et de la fermer magiquement à clé. Nous avons été joués ! Nous voilà impuissant tandis qu’il s’enfuit !
Le temps d’appeler un elfe resté à l’extérieur pour briser le verrouillage magique, plusieurs minutes se sont écoulées…Le Seigneur elfe est le premier à se lancer à la poursuite du mage.
En fait celui-ci n’a pu aller loin. Aux portes de la Cité, il est tombé sur le chef Koraks intraitable qui lui a mis une lame sous la gorge, lui enjoignant de ne pas bouger. Le Seigneur Elfe arrive sur cette situation et ne discute pas : il lui abat son bâton sur la tête et l’expédie en enfer.
La fouille de ses affaires révèlera qu’il s’agissait d’un puissant nécromant…
Ainsi, la Cité Del Crau a survécu à ce nouveau péril…
Acte 7 : Celui qui voit le Dragon Rouge, jamais ne l’oublie…S’il survit !
La mort du Nécromant était un souci de moins. Mais d’autres demeuraient : Il fallait un nouvel Empereur. Mac Fire exigeait la reconnaissance de ses droits sur Del Crau…Et puis on me parlait d’un Dragon Rouge emprisonné, jadis défenseur de la cité… La traduction de vieux parchemins indiqua qu’on pouvait le libérer en brisant simultanément deux sceaux. Le Roi nain et la Princesse, assistés du Conseil, résolurent de libérer la bête fabuleuse. Il me revient de briser solennellement les sceaux lors d’une cérémonie sur la Grand-Place. Je choisis d’employer un marteau nain pour cela. Le poids de l’engin, malgré ma robuste stature, me donna bien du mal. Les sceaux explosèrent au premier coup et l’on entendit au loin, un sourd craquement ( si,si…).
Ignorant l’attitude de l’animal, tous s’armèrent et se postèrent sur les remparts : l’angoisse était forte car nous avions constaté que les protections magiques de le Cité avaient été désactivées, certainement par le nécromant avant sa mort…
Le dragon jaillit du vallon, et c’est un spectacle inoubliable que de voir un tel animal passer à quelques mètres ! Il n’attaqua pas, malgré quelques provocations d’un stupide nain, survola la ville et disparut à l’horizon.
Tous poussèrent un soupir de soulagement. Les tonneaux furent mis en perce…C’était le moment de festoyer…Voir ainsi cette liesse populaire me fit comprendre que l’ouvrage était en bonne voie car enfin :
La paix inter-cultuelle était installée et de nouveaux Dieux y affluaient : Les Muses et St Saturnin dont je puis disposer le sceptre sur l’autel.
La bibliothèque regorgeait de parchemins et avait retrouvé son lustre d’antan.
La Princesse avait trouvé robuste époux, aimé des Dieux, et cette alliance liait désormais les Anglois à la Cité Del Crau.
Les races s’étaient jointes pour repousser les orques…
Les querelles Naines étaient calmées et même le Roi semblait plus détendu.
Enfin, la Cité Del Crau était toujours debout, raffermie et pleine d’espoir…
Il restait encore deux tâches à accomplir : Faire élire l’Empereur, et régler la controverse avec MacFire…
Je redoutais le potentiel de Chaos que recelaient ces deux situations, aussi je résolus de mener ces affaires dans la rectitude, selon les principes du Codex Afnor, en utilisant à fond la crédibilité que j’avais progressivement acquis et en mobilisant tout le charisme dont un Paladin Drakenlander est capable.
Echouer n’était pas une option !
Acte 8 : On ne construit pas sur l’arbitraire !
Je décidai qu’il appartenait au Peuple de l’Empire de désigner celui qui serait son rempart et son guide. Plusieurs candidats se présentèrent pour le pouvoir suprême :
L’impétueux Mac Fire, décidément fort agité, conformément à sa réputation légendaire…Sa fougue me plaisait, mais je le trouvais par trop inconstant et imprévisible. Il n’avait pas mes faveurs.
L’austère Baron Jean D’Heskaryn : Apparemment solide et droit, je ne l’avais guère entendu encore et ses valeurs m’étaient inconnues.
Serres Fatales, nouveau Seigneur de la Cité, résolu à pousser son avantage
Le bavard Ponfir des Sardaignoles : Ce sympathique commerçant n’avait pas à mes yeux la trempe d’un empereur. Toutefois, son habileté commerciale serait d’un grand secours à l’Empire.
En cet instant, l’imperfection de ces candidats submergea ma conscience…Plusieurs regards appuyés de l’Assemblée me poussèrent un peu plus…et j’annonçais ma candidature au titre d’Empereur…Les appuis manifestes dont je disposais rendaient ma victoire possible. Après tout un Paladin Drakenlander, Prieur de Scwarxvothan et Repurgatore confirmé pouvait faire un excellent Empereur…Et si c’est mon Destin…
Le temps vint ou chaque candidat put exprimer son programme… Celui de Mc Fire était de panache et de sang, celui d’Heskaryn de coopération et de paix, celui du Sardaignole tellement confus et embrouillé qu’il fallut le faire taire une fois de plus… Celui de Serres Fatales…
Mais je n’écoutais plus déjà… Depuis l’annonce de ma candidature, la douleur ne cessait de monter en moi, vrillant mes muscles et mes nerfs, terrible. D’abord je tentais de résister, mais au moment de parler à mon tour pour exposer mon programme, j’en fus incapable…Alors les nuées de mon esprit s’écartèrent et je compris :
Mon orgueil Draken et mon démon de l’ambition avait pris le pas sur la rigoureuse formation Ni-Vhapa inculquée par ma Shawani !!! C’est ce conflit qui se déroulait en moi, me faisant souffrir Milles Morts…Scwarxvothan alors me parla et ses paroles furent un baume. Il me dit : « La haute gloire n’est pas d’être, mais de faire être. C’est ta voie, et tu y seras magnifique ! ».
Je pus me relever alors, au soulagement de nombre d’amis qui avaient craints un empoisonnement. J’annonçais alors le retrait de ma candidature et confessais publiquement mon orgueil de m’avoir poussé sur cette voie. Je demande à ceux qui comptaient voter pour moi de reporter leur suffrage sur le Baron Jean d’Heskaryn, dont le programme était le plus proche des mes conceptions.
Malgré les protestations de Mc Fire hurlant à la manipulation, le suffrage fut sans appel : Je prononcais alors l’élection de Jean d’Heskaryn, Baron Hobignole, au rang d’Empereur et je le fis acclamer…
Acte 9 : Toute fin est un nouveau début !
Il m’apparut que tous, même les candidats malheureux, acceptèrent le verdict. Quel soulagement…
Je présentais alors mes compliments au Nouvel Empereur. Il allait pouvoir faire montre très vite de sa sagesse et de sa politique :
Allait-il accepter l’entrée du Peuple Sardaignole dans le Dodecamon ?
Comment allait-il régler la controverse avec Mc Fire quant à la propriété de la Cité Del Crau ?
Avais-je eu raison d’aider à son accession au trône suprême ?
Il prit alors la parole et je sus que j’avais eu raison : Il accepta l’entrée du Peuple Sardaignole au Dodécamon et je gage que l’empire aura des raisons de s’en féliciter. Il renforça aussi par ses paroles l’alliance avec les nains et expliqua ses conceptions de la défense de l’Empire….
Cependant Mc Fire vociférait et exigeait qu’on lui fasse droit : il possédait un parchemin de propriété sur la Cité Del Crau. Or à la tête de la Cité, règne désormais un couple royal aimé des Dieux et de son Peuple, pour peu que Serres Fatales quitte peu à peu ses sombres atours de Koraks et s’habille à la mode hobignole…
Alors, moi, Danish Lodbrog, Répurgatore, dans les dernières minutes de ma régence de la Cité Del Crau, je résolus d’agir dans le sens de l’ordre. Je conçois que cette action puisse être contestée, mais elle était toutefois impérieusement nécessaire.
J’avais songé à une première idée : convaincre Mac Fire qu’il y aurait du panache à offrir le dit parchemin en cadeau de Noces à la Princesse, montrant ainsi au Nouvel Empereur ses nobles intentions.
Mais Mc Fire m’a toujours semblé dominé par ses passions et instable, aussi j’abandonnais ce premier plan.
Depuis le procès de Mac Fire, le parchemin était en ma possession…
Quand il vint me le réclamer pour le produire devant l’empereur, un seul regard lui suffit pour comprendre : je ne lui rendrai pas le parchemin.
Et ce parchemin, je l’offris à Serres Fatales, Seigneur de Del Crau.
Ainsi la controverse était éteinte, et l’empereur n’eut pas à trancher, tout est à nouveau en ordre…
Quant à Mac Fire : Il accepta la situation avec beaucoup de panache, renouvela son allégeance à l’Empire et fut à la hauteur de ce que doit être un Etre de Légende !
L’alliance entre les nains et Del Crau fut scellée par le don aux nains d’un document précieux qu’ils convoitaient. Les paroles du Roi Nain montrèrent que notre alliance serait de granit !
Et ma régence de la Cité prit fin…
Me reposer… Enfin…
Epilogue :
Ma mission se termine à Del Crau. Le rang de Repurgatore confirmé m’a été attribué, mais je vais maintenant quitter la Cité…
Tout n’a pas été élucidé, loin de là…Mais désormais un empereur avisé et un couple Royal aimé des Dieux sont aux affaires : la reconstruction est entre leurs mains.
Pour ma part, je dois faire retraite…j’ai pu constater les imperfections de mon conditionnement mental Ny-Vahpa face à mes impulsions Draken.
En conséquence, il me faut acquérir un meilleur niveau de contrôle car qui sait demain à quelles tentations je puis être exposé…
Enfin, j’étais le seul Drakenlander représenté à Del Crau. Au terme de ces évènements, le Drakenland a restauré, par mon intermédiaire, son image de puissance : l’Empereur m’est redevable de son élection, les Koraks de la suzeraineté de Del Crau. De solides amitiés du côté des Nains et des Elfes sont aussi forgées.
Grâce en soit rendue à Scwarxvothan !!!!
Mon ermitage : sy.del@wanadoo.fr
--Message édité par le 08-03-07 à 13:46:55--
--Message édité par le 24-03-07 à 01:22:53-- ----------------------
Citation : passionément z...le moment des etres de la forêt arrive à grands pas  |
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